Avec ce quatrième roman, Alain Busine poursuit une exploration dans le passé colonial de son pays, et de sa famille. Une interrogation intimiste sur sa propre créolité
Une plongée dans une enfance libre et heureuse
les 400 coups dune fratrie de quatre garçons
À partir de souvenirs, et de documents tirés des archives dÉtat, il restitue un climat de fin de règne, celui des émergences des indépendances. Les destins tragiques du Burundi, du Rwanda, avec leur cohorte de massacres, de trahisons, et dingérences politico-religieuses de la métropole, viennent heurter la Dolce Vita coloniale, faite dinsouciances, de bals costumés, de sonorités jazzy, de vapeurs alcoolisées les amitiés se disloquent les liens familiaux risquent de se briser. Des peaux blanches qui pensent comme des Noirs, ça sappelle des créoles. Jai entendu un jour Papa qui le disait à Maman. Nous sommes nés ici, nous vivons ici, nous aimons le manioc et le maïs, ce manguier est notre protecteur, nous parlons le swahili, et les mygales ne nous font pas peur. Nous, nous sommes des créoles?!
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