Si lhumain et lanimal parviennent tous deux à sadapter aux conditions de leur captivité, seul le premier possède la faculté dentrer de son plein gré dans la cage. Ainsi, depuis Platon, nous vivons dans lidée que le corps est comme une prison pour l'âme, dont il convient quelle sévade. Puis, en pensant le corps comme une machine, Descartes ouvre lère de la modernité, qui conduit au transhumanisme, la promesse pour lhumanité dun emprisonnement à perpétuité. Désormais se pose donc la seule question existentielle qui vaille à mes yeux : Allons-nous réussir à sortir de la prison de notre propre esprit avant que le cadre conceptuel que nous avons bâti au long cours de lHistoire seffondre sur lui-même, en nous ensevelissant sous ses décombres ? Hervé René Martin. Avec L'Essence des choses , lauteur nous aide à défricher et baliser le chemin.
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