27 avril 1940, Florian Verney, professeur de français et chef décole de province reçoit un avis officiel de mobilisation. Marié depuis plus de vingt ans, sans enfants, il ne sattendait pas à cela, à quarante-huit ans passés. Loin de le réjouir, cette nouvelle ranime de vieux souvenirs. Florian sait parfaitement ce quêtre mobilisé sous-entend et ce que la guerre signifie. Déjà en 14, alors quil était sous-lieutenant de réserve, son pays avait fait appel à ses services. Sen étaient suivies quatre années de peine, de douleur et de morts. Pour être sûr de laisser une trace, pour rythmer sa vie et se donner le courage de se lever chaque jour, Florian consigne ses longues journées dans un journal. Au travers de ces confessions, on comprend la lente transformation qui sopère en lui, passant du bouleversement à la conviction quil doit être bien plus quun simple exécutant et que sa vie na que peu de poids face à lhorreur qui sabat sur la population.
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